L'arrivée de l'IA générative dans les usages professionnels ne suspend pas le RGPD — elle en complexifie l'application.
📝 La question du consentement et de la finalité
Utiliser les données clients pour entraîner ou affiner un modèle d'IA constitue un traitement à part entière, qui doit être prévu et justifié, pas simplement déduit de l'usage initial.
🗑️ Le droit à l'effacement face à la mémoire des modèles
Un modèle entraîné sur des données personnelles pose la question de leur suppression effective en cas de demande d'un individu — un défi technique encore mal résolu par beaucoup d'éditeurs.
🔍 La minimisation des données dans les prompts
Chaque information envoyée à un outil d'IA, y compris via un simple copier-coller dans un chatbot, doit respecter le principe de minimisation : n'envoyer que ce qui est strictement nécessaire.
Le RGPD n'interdit pas l'IA générative, mais impose de documenter et d'encadrer chaque usage avant de le généraliser à l'ensemble de l'entreprise.